Babacar Justin Ndiaye sur la rupture d'avec Téhéran

Publié le par Momar MBAYE

 

Justin Ndiaye-copie-1« On est en face d’un poker menteur diplomatique et stratégique »

Interrogé sur les munitions qui ont tué des soldats sénégalais en Casamance, le politologue Babacar Justin Ndiaye, sur le plateau de Wal Fadjri, a qualifié la diplomatie sénégalaise « d’incongrue » dans l'affaire qui oppose Dakar à Téhéran.  Il a toutefois mis en garde contre l’indépendance du sud Soudan, un précédent « extrêmement dangereux » qui pourrait bien inspirer la rébellion casamançaise.

« La Gambie est un Etat souverain membre des Nations Unies, qui dispose d’un hymne et d’un drapeau ». Qui plus est à un moment donné, « a été membre non permanent du Conseil de Sécurité ». Ce qui lui donne le droit de commander des armes. Mais, précise le politologue, « la Gambie n’est pas un pays souverain comme les autres par rapport au Sénégal. » La Gambie, dit-il, « est dans l’estomac du Sénégal », en d’autres termes, « une hérésie territoriale que l’on trouve qu’au Lesotho, au Cabinda et au Cachemire.»

« On est en face d’un poker menteur diplomatique et stratégique »

A propos de la rupture des relations diplomatiques entre Dakar et Téhéran, « on a sélectionné les points clairs, on a éliminé les zones d’ombre pour nous faire comprendre que l’Iran est plus coupable que tout autre pays dans cette affaire », a commenté Justin Ndiaye selon qui « le gouvernement sénégalais n’a pas le monopole de l’information dans cette affaire ». Il  a notamment cité un autre acteur, une firme française affréteur du bateau qui a acheminé les armes. « Vous ne pouvez pas bondir sur le voleur et ne pas alpaguer le receleur », a martelé le politologue, convaincu que « la Gambie a été le magasin d’armes à partir duquel le MFDC a puisé ».

D’où sont venues les premières armes qui ont alimenté la rébellion alors ? « De la Mauritanie de Ould Taya », répond le journaliste qui affirme avec certitude que « la Mauritanie, qui avait de bonnes raisons de nous faire la guerre, a été le premier pays pourvoyeur d’armes à la Casamance. »

« Aujourd’hui on se focalise sur les armes iraniennes comme si c’était quelque chose de nouveau. On n’oublie la Mauritanie de Ould Taya », a-t-il rappelé car il est évident que « dans cette zone, on ne fabrique pas d’armes ».

« Il est plus facile de rompre avec l’Iran qu’avec la Gambie »

A propos des relations entre l’Iran et le Sénégal, « il faut aller jusqu’au bout de la logique », renchérit Justin Ndiaye. « Si vous rompez avec l’Iran, l’Occident applaudit. L’Iran est un bouc-émissaire commode, et sa réputation diplomatique très sulfureuse ; il est plus facile de rompre avec l’Iran qu’avec la Gambie ». « On a rompu avec Taïwan, on vient de rompre avec l’Iran », deux pays qui ont des capacités de nuisance, et qui auront désormais la possibilité d’expédier des armes au Sud du pays en passant par la Gambie ou par un autre pays.

Quant à la diplomatie sénégalaise, « c’est la reine de l’insolite. » poursuit le politologue qui trouve incongru que le président Wade, président en exercice de la Conférence Islamique « renvoie l’ambassadeur de la République islamique d’Iran, et garde le plénipotentiaire d’Israël. »

Une situation d’autant plus inexplicable que le soutien à la rébellion ivoirienne. Justin Ndiaye, après hésitation, laisse entendre que le Sénégal a été « bienveillant » à l’endroit des Forces Nouvelles de Côte d’Ivoire. Il n’en dira pas plus. Le référendum au sud Soudan semble le préoccuper plus que tout. D’où sa mise en garde contre  l’indépendance du sud Soudan, « un précédent extrêmement dangereux qui a créé un parfum qui a caressé les narines des rebelles du MFDC ». Les présidents tchadiens et sénégalais, dit-il, ont été les plus hostiles à l’indépendance du sud Soudan, car Deby et Wade ont chacun leur sud, et le Mali a son nord. « Nous avons des pays fracturés, nous sommes dans des contextes extrêmement dangereux», a conclu le politologue qui est d’avis que si Axel Poniatowski, un parlementaire français, a envisagé la cassure de la Côte d’ivoire, il y a fort à craindre pour le Sénégal.

Momar Mbaye

http://mbayemomar.over-blog.net

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L
<br /> <br /> excellent article<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Juste quelques réflexions à la lecture de votre Blog<br /> <br /> <br /> Je me trompe peut être, mais essayer de comprendre la situation des états africains implique de se reporter au traité de Berlin de 1885,<br /> <br /> <br /> Diffusé sur ARTE,un excellent documentaire"la ruée vers l'Afrique' explique très bien 'entre autre' l'objectif des occidentaux en Afrique:obtenir des débouchés maritimes pour le commerce,<br /> <br /> <br /> Après avoir été portugaise, la Gambie devenue protectorat Anglais était un atout important  de ce fait pour ces derniers d'où peut-être les échecs de tentative d'union avec le Sénégal,<br /> <br /> <br /> En tout état de cause ces régions sont sratégiques  de par leurs richesses agricoles,<br /> <br /> <br /> J'écris cela sur le mode interrogatif car je suis loin d'être une spécialiste,<br /> <br /> <br /> Qu'en est il de même des questions ethniques et religieuses?<br /> <br /> <br /> N'est ce pas l'origine des enjeux si difficiles à résoudre?<br /> <br /> <br /> Au plaisir de lire votre prochain article<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Bonjour,<br /> <br /> <br /> Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.<br />       <br /> Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.<br /> <br /> <br /> La Page No-1: QUBITS !  DE LA MÉMOIRE !<br /> <br /> <br /> LA VISION D'ÉZÉKIEL ! UN ORDINATEUR QUANTIQUE ?<br /> <br /> <br /> Cordialement<br /> <br /> <br /> Clovis Simard<br /> <br /> <br /> <br />
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