Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 12:11


Et si Wade n’était plus candidat ? (Asmalick Ndiaye)

Il y a quelques jours, j’ai accordé un entretien à une radio sénégalaise pour évoquer la situation politique au Sénégal. La première question du journaliste, M. Diop, était en même temps une suggestion de réponse. La voici en substance : « comment voyez-vous les conséquences du climat de violence latente qui existe au Sénégal en ce moment ».


La question est une suggestion de réponse en ce sens qu’elle liait clairement la tension actuelle et le risque d’explosion au fait que le Conseil Constitutionnel valide ou pas la candidature d’Abdoulaye Wade aux prochaines présidentielles sénégalaises. Ce ne sont pas mes talents de devin qui intéressaient mon interlocuteur, mais semble-t-il, un argumentaire de plus pour faire comprendre qu’Abdoulaye Wade fait courir au Sénégal le risque d’une crise politique majeure. Puisqu’en toute logique, la possible validation de la candidature d’Abdoulaye Wade déclencherait une vague de violence qui peut faire craindre le pire pour notre beau pays. 
Il est difficile de ne pas aller dans le sens de ce qui apparaît aujourd’hui comme une évidence au Sénégal, c’est à dire une opinion fortement ancrée, qu’Abdoulaye Wade et sa boulimie de pouvoir est l’élément catalyseur de la catastrophe qui se prépare. À vrai dire, on peut partager cette opinion. On peut même s’avancer à dire qu’en un sens, cette catastrophe, nous la vivons déjà en termes d’image depuis un bon moment. La déliquescence de l’appareil d’État, la « décrédibilisation » totale du Sénégal comme modèle de démocratie et de stabilité politique, la folklorisation de la fonction de chef d’État sont, à plus d’un égard, des blessures que Wade plus qu’un autre nous a infligées. Et encore, il ne s’agit même pas de faire le bilan économique et social de sa présidence. En quoi, ce président fait-il courir un risque d’insurrection, voire de coup d’État militaire au Sénégal ? Pas nécessairement par le fait qu’il s’accroche au pouvoir comme l’opinion générale le suggère. Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas parce qu’Abdoulaye Wade va se présenter que le Sénégal risque de basculer dans la violence. Ma conviction intime est même que c’est parce qu’il ne va pas le faire que nous courons ce risque. 
Rêvons d’un scénario qui pourtant a quelques chances de se réaliser. Imaginons que le conseil constitutionnel invalide la candidature de Wade. Certes, ce n’est que pure spéculation, mais cette issue n’est pas si invraisemblable qu’on le pense. À la place des membres du C.C. c’est exactement ce que je ferais et je ne suis pas plus intelligent, ni plus patriote, ni plus conscient de la force du symbole que ces hommes. Rien ne m’autorise à envisager cette invalidation si ce n’est l’idée que le conseil constitutionnel connaît le rôle historique qu’il a à jouer et surtout qu’il dispose d’arguments très logiques pour refuser qu’Abdoulaye Wade brigue un troisième mandat. Comment imaginer un vieillard de 86 ans (voire plus) battre une campagne harassante, vivre la tension de la compétition électorale ? C’est question d’humanité, une assistance à personne en danger, que d’empêcher que cela arrive. Quand bien même comment un homme de cet âge peut-il raisonnablement diriger un pays ? Si Abdoulaye Wade n’est pas lucide au point de vouloir se lancer dans cette folle aventure, le conseil constitutionnel lui rendrait un formidable service en l’envoyant à la retraite. Et au fond de lui, on peut espérer que cette décision lui apparaitrait comme un soulagement. L’autre argument que j’invoquerai c’est Wade lui même, qui s’est disqualifié à deux reprises. D’abord, en reconnaissant lui-même l’impossibilité de sa candidature (au moins dans l’esprit) il n’y a pas si longtemps que ça. Le principe juridique du consensualisme peut être employé ici comme image en réponse au désormais célèbre waxoon waxéet. De plus, en disant lui-même que si sa candidature est rejetée, il ne ferait pas d’histoires, le président place les sages du C.C. devant leurs responsabilités en même temps qu’il élargit leur marge de manœuvre. Il est vrai que les promesses de Wade n’engagent que ceux qui y croient et que l’homme est plutôt imprévisible. Mais dans ce cas de figure le Conseil est en position de force et on peut supposer que Wade s’inclinera, voire même qu’il décidera de tirer sa révérence de lui-même. 
Et paradoxalement, c’est là que réside ma crainte de voir un Sénégal mal préparé basculer dans le chaos. Les exemples ne manquent pas en Afrique. La Guinée ou la Côte d’Ivoire pour ne citer que les exemples les plus proches, n’ont pas su négocier une transition en douceur, après la disparition brutale de leurs Présidents-Totems. La soif de pouvoir dont on accuse Wade, hélas, est semble-t-il la tare la mieux partagée chez nos hommes politiques. Depuis plus d’un an, on n’entend que des discours de positionnement, très peu d’idées politiques. Il semble que rien n’intéresse davantage nos politiciens que l’éclat du pouvoir. Que peut-il se passer si Wade renonce brutalement aux élections ? Les successeurs potentiels ne manquent pas et il semble qu’en ce moment aucun d’entre eux n’a la lucidité de faire passer les intérêts de la nation avant les siens propres. Au sein même du PDS où aucune figure de dauphin ne se dégage, on peut craindre une lutte fratricide pour le leadership. Et au sein de l’opposition, j’ai peur que l’horizon se dégageant, les masques ne tombent et que les considérations partisanes ne l’emportent sur un vrai projet de société. L’idée que le Sénégal est un pays de tradition pacifique, que de grands sages y ont prié et qu’on aura toujours la concorde est un pur déni de la réalité. La culture de la violence est bien ancrée au Sénégal et je ne pense pas une seconde que Dieu ait une bienveillance particulière pour notre pays en comparaison aux autres. 
C’est en ce sens qu’aujourd’hui j’interpelle les hommes politiques sénégalais. C’est vous qui pouvez donner l’exemple d’un engagement pacifique. Ne perdez pas votre lucidité devant l’attrait du pouvoir. N’ayez pas une attitude qui puisse faire basculer le pays dans le chaos simplement parce que vous voulez tirer profit d’une situation favorable. Entendez-vous dès maintenant sur le fait que même si le président est empêché de se représenter, il y a une échéance électorale avec des règles à respecter. Faites comprendre cela à vos bases respectives et prenez des mesures disciplinaires pour imposer à vos militants l’idée que la violence n’est pas une fin. Aujourd’hui, il ne s’agit pas de tuer pour régner, il s’agit de saisir une occasion de consolider à jamais notre démocratie. Le reste est entre les mains du destin…et du Conseil Constitutionnel. 
El hadji Malick Ndiaye 
New York 

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Par Momar MBAYE - Publié dans : Politique
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Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 12:08

 

« L’Islàm sénégalais, c’est de suivre la religion quand ça les arrange ! L’exemple de la lutte ou lamb-ji»

Il est devenu une habitude des Sénégalais, malgré qu’ils se disent musulmans à plus de 90% de la population, de se permettre des pratiques interdites par l’Islàm. Non seulement ils se livrent à ces pratiques, mais ils osent les défendre en se réclamant, malgré tout, des « plus grands musulmans du monde ». C’est le cas des vols, des détournements d’argent, des mensonges, des diffamations, et toute perte de valeurs.


« L’Islàm sénégalais, c’est de suivre la religion quand ça les arrange ! L’exemple de la lutte ou lamb-ji»
C’est le cas de la lutte dont j’ai décidé de parler aujourd’hui sous un angle à la fois religieux et moderniste. D’ailleurs, les Sénégalais ont même trouvé la bonne formule pour légitimer leurs actions interdites. Ils ont l’habitude de dire : « nama YALLAH baal sax, waaye… » ; « Que DIEU me pardonne, mais […] !». C'est-à-dire, la personne sait pertinemment que ce qu’elle veut dire ou faire est interdit par la Loi de DIEU mais elle va quand même le dire ou le faire. 
La lutte est un sport traditionnel, que je ne critique pas, qu’on soit clair. Mais elle a ses dérapages aujourd’hui. Dérapages d’ordre financier, de bonnes mœurs et sociétaux. Je rappelle que c’est une tradition sérère : «mbapatt ». Vu que les protagonistes, animistes pour la plupart, pratiquaient nuitamment ce jeu, il n’était pas choquant de porter une certaine tenue. De surcroît, dans une période de jouissance marquée par la fin de l’hivernage avec les bonnes récoltes de l’époque. Mais vu que la lutte est aujourd’hui industrialisée et regardée par tout un pays, je pense qu’il serait judicieux de réfléchir à une tenue plus respectueuse des spectateurs. Aussi, il serait fort utile d’encadrer les importants flux financiers qui ponctuent ce sport sans oublier l’oisiveté scolaire et professionnelle de toute une jeunesse qui, à tort, perçoit la lutte comme seule porte de réussite. 
La tenue : une amélioration s’impose 
En tant que pays qui se dit musulman, on aurait dû trouver une tenue plus décente depuis longtemps. Ne serait-ce que par respect pour les lutteurs eux-mêmes. En effet, ces derniers montrent à qui veut le voir les parties intimes de leurs anatomies devant leurs femmes et enfants, tels des animaux qui n’ont pas d’habits, ou « melni bëyy », comme dirait le Wolof. Mais aussi et surtout, par respect pour les femmes qui aiment la lutte. 
Les responsables du CNG et les autorités du pays devraient y réfléchir sérieusement. En tout cas si elle continue sur cette lancée, la lutte risque de perdre beaucoup de spectateurs et de spectatrices. Je parie que si la tenue était plus descente avec des règles qui tiennent compte de plusieurs paramètres, ce sport national et traditionnel y gagnerait beaucoup plus. Donc, le fait de repenser cette tenue s’impose dans l’intérêt même de ce sport. Car, si on s’en tient aux recommandations de l’Islàm, une femme ou une fille ne devrait pas aller à l’arène. Elle ne devrait pas non plus regarder la lutte à la télévision parce que la tenue laisse apparaître des parties considérées comme « intimes » par l’Islàm. Ne serait ce que pour cela, si on est des vrais musulmans, on devrait repenser cette tenue. Malheureusement, dans notre pays, la vérité est souvent tue, surtout quand elle menace un intérêt particulier. 

La licité islàmique de la lutte dans les règles actuelles de l’art ?

Au Sénégal, on a toujours du mal à accepter les critiques aussi constructives qu’elles soient. Or, pour bâtir un édifice solide et durable dans le temps, il faut savoir écouter et accepter les critiques. C’est ce qui s’est passé il y’a quelques mois de cela quand un homme bien éveillé (un islàmologue réputé) a voulu émettre sur la lutte une idée contraire à l’intérêt des promoteurs. Un promoteur, qui a fait de la lutte son gagne-pain, son entreprise, s’est levé contre cet homme qui voulait tout simplement les aider, eux les non-instruits. Ce qui me fait le plus rire est que ce même promoteur, pour montrer qu’il s’y connait en Islàm ou pour légitimer sa pratique interdite par la religion, se réclame d’une famille religieuse (comme on le fait souvent au Sénégal). Car, pour les gens qui appartiennent à des familles religieuses c’est l’impunité totale, le laisser-aller. Bref, ce sont des citoyens d’exception, au-dessus de la Loi. Comble du ridicule, ce sont maintenant les « doomu soxna » qui organisent les séances de lutte ! Je pense quant à moi que les «vrais descendants d’érudits de l’Islàm» ne savent même pas que la lutte draine autant de monde aujourd’hui. Si réellement nos promoteurs «soi-disant islàmologues » étaient de vrais islàmologues, ils sauraient que le plus élémentaire des livres de jurisprudence islàmique, «Al-Akhdharî », versifié par Cheikh Ahmad Bamba (RAA) dans « Jawharu-n-Nafîss », nous apprend qu’il est interdit à un musulman de voir (même pas regarder, mais voir tout court, notez la différence !) les parties intimes d’une femme et vis-versa. Etant donné que l’Islàm nous enseigne que les parties intimes d’un homme s’étalent du nombril aux genoux, je laisse aux lecteurs le soin de juger si les parties intimes des lutteurs apparaissent ou non. Voilà ce qu’a dit le Sheikh dans « Le Joyaux précieux » : « Il (le Mukallaf ou la personne majeure) doit préserver son regard de ce qui est prohibé; il ne doit pas regarder ce qu’il n’est pas licite de voir ». Dans ce même poème, le Sheikh recommande même à la femme musulmane de ne pas regarder les jeunes hommes charmants, imberbes (qui n’ont pas de barbe, moustaches etc). Mais aujourd’hui il ya facebook, on peut regarder les photos de qui on veut même dans son salon, sur son canapé, sur son lit. Il y a les « thioof », les « beaux goss » et il ya le défilé photographique des filles, y comprises celles qui se disent des « Soxnas ». Elles n’hésitent pas à mettre toute leur vie sur facebook avec des photos choquantes, des débats inutiles et stériles (ceeb bima lekk dembu, sonnu naa tay, mbubbu mima guiss etc), au lieu de l’utiliser autrement. Donc il y a « les Murîds l’an 2011 », « les musulmans l’an 2011 » et les vrais anciens Murîds çâdiqs, les vrais anciens musulmans ; « wa-s-sâbiqûna-s-sâbiqûna, ûlâ’ika-l-muqarrabûna». Magg-ña demnañu ! 
D’ailleurs Serigne Mourtadhâ Mbacké (RAA) l’avait si bien rappelé lors d’un passage en Italie. Les femmes étaient venues lui rendre une visite pieuse, sous la direction de sa propre fille. En réponse il leur dit : « je vous rappelle qu’il est interdit aux femmes aussi de regarder des hommes, de la même manière qu’il est interdit à ces derniers de regarder des femmes… ». Quand il a dit ceci, c’est comme si on leur avait versé de l’eau froide. Elles étaient tellement glacées qu’elles se sont levées une à une sans même dire un mot. En effet, il y’avait des hommes juste à coté dans la même assemblée, ce qu’on a l’habitude de faire nous Sénégalais, lors de nos évènements religieux même. D’ailleurs, Sëriñ Cheikh Sarr a dit que Cheikh Ahmad Bamba a dit que « toute personne qui rassemble des hommes et des femmes dans une même place, si elle dit que c’est pour la face de DIEU, ce n’est pas vrai ». En tout cas, du vivant du Sheikh, un homme et une femme ne se voyaient jamais dans le périmètre de ses habitations et Daaras. 
En outre, quand quelqu’un est venu présenter son ami intime au Sheikh, lui disant qu’il était un grand champion de lutte et qu’il avait terrassé tous les lutteurs de renommée, le Sheikh, qui était assis, s’est levé de suite sans dire un mot. Il a demandé qu’on ouvre les portes des appartements une à une jusqu’à ce qu’ils aperçoivent les cimetières de Diourbel. Il dit ensuite à cette personne; « ton champion en lutte qui est-il devant la grandeur de ce Champion qui a fait enterré tous ces gens dans leurs tombes » ? Par ces mots, le Sheikh voulait lui montrer qu’il n’y a qu’un Champion, c’est DIEU. 
Un autre jour, toujours à Diourbel, il a entendu des tam-tams dans un coté du foirail de la ville. Il a demandé ce qui se passait. On lui rapporta qu’il s’agissait d’une séance de lutte. Et le Sheikh de dire : « ils ne trouveront rien, ils ne trouveront rien, ils ne trouveront rien ». En fait, le mot « lamb » en Wolof ou « combat de lutte » signifie dans cette même langue le verbe « rechercher », « tâter ». C’est pour cela que le Sheikh a dit qu’ils « ne trouveront rien » ; « duñu dajj dara de ». 
Donc chers promoteurs, organisez votre business, parce que sans la lutte vous n’auriez pas ce que vous avez aujourd’hui ! Mais s’il vous plaît, ne squattez pas le terrain des Imâms et Savants de Islàm. Vous ne vous y connaissez pas pour les raisons que tous les Sénégalais savent. Ce que vous connaissez, vous l’avez montré. C’est d’organiser des séances de lutte et d’esquisser des pas de danse sous le rythme des chants de Youssou Ndour ou de dire que le croissant lunaire est apparu alors que vous êtes dans l’arène, ironie du sort ! Il est temps que les gens arrêtent de jouer avec l’Islàm au Sénégal. De sorte que n’importe quelle personne se permette de dire ce qu’elle veut. Je rappelle aux journalistes et responsables de chaînes de télévision, de journaux, que celui qui permet l’épanouissement d’un acte interdit encoure la même peine que celui qui est à l’origine, d’après les Sentences du Prophète Muhammad (Spl); « mann sanna sunatan hassanatan […], mann sanna sunatan sayyi’atan […] » ; nous l’avons tous appris. Le Sheikh a sa part de chaque prière faite sur le Prophète chaque fois qu’un de ses poèmes est lu. Pareillement, celui qui crée sa boite de nuit a sa part de la rétribution donnée à celui (celle) qui fréquente cette boite, ainsi de suite. J’ai entendu Serigne Abdou RAHMÂN Abdu-l-QUDÛSS Mbacké rappeler que le musulman ne doit même pas vendre un produit déclaré illicite par l’Islàm, l’alcool, la bière, les mâches, la cigarette..., la liste est infiniment longue et puis ce n’est pas le sujet aujourd’hui. 


La lutte, un sport traditionnel qui menace la jeunesse sénégalaise

Comme je l’ai dit plus haut, un autre problème qui se pose avec la lutte est qu’elle a trop de succès. Un succès tel que certains peuvent rester des heures à discuter de leurs idoles, dans les « garàmplace », oubliant le travail. Pourtant, ils ont souvent la quarantaine ou la cinquantaine…Mais le problème le plus sérieux que pose la lutte à la société sénégalaise, ce sont ces jeunes qui ne voient d’issue possible que de mettre leur « ngembu » et descendre dans l’arène. Ils ne vont plus à l’école. Ils ne pensent plus au travail. Ils pensent que leur salut ne peut passer que par la lutte. C’est le problème le plus grave auquel l’Etat Sénégalais doit trouver des solutions. Sinon, d’ici quelques années, les rues de Dakar seront remplies de jeunes très forts physiquement, qui n’ont aucune éducation encore moins une formation. Autant dire un danger imminent. Car cela pourrait tourner au désastre de la délinquance, du banditisme et tout ce qui va avec. Il faudrait trouver des voies et moyens de les édifier sur le fait que la lutte ne peut pas constituer, pour tout le monde, une profession en soit. Car tout le monde ne peut pas y réussir. Ceci étant, ils doivent trouver parallèlement à ce sport des professions et des métiers. Il y’a un temps pour faire du sport, mais aussi il y a un temps pour travailler. Le peu de jeunes qui ont réussi dans la lutte doivent être aidés afin qu’ils investissent pour préparer la retraite. En effet, la force fait ses adieux très tôt. Cela s’avère être une nécessité, car la majeure partie des lutteurs ne sont pas matures. Ils sont trop jeunes de par leur âge mais aussi de par leur mentalité et leur comportement. On le voit d’ailleurs tous les jours. 
Conclusion 
En résumé, je dirais que c’est le moment pour les Sénégalais de se ressaisir et d’être francs avec eux-mêmes. On a beau se dire musulman mais la foi c’est tout simplement des paroles. Ce sont les actes qui la scellent et la consolident. Dire qu’on est musulman alors que du matin au soir, à part le fait de faire du sport par la prière, tout le reste des actes est détestable, c’est se tromper. La lutte en l’état actuel de la tenue est interdite à toute femme par l’Islàm. Même un homme majeur ne doit pas regarder les parties intimes d’un autre homme majeur. Je ne parle pas des autres considérations comme le fait de jouer avec les Versets du Coran, les effigies des Hommes de DIEU, le fait de manquer ses prières volontairement, comme l’a bien dit Oustâz Alioune Sall dans une conférence donnée dans le mois de ramadhan 2011. En outre, j’apprécie beaucoup la réflexion intellectuelle du sociologue Djibril DIAKHATÉ . Elle a parfaitement résumé la situation ; « ce qui veut dire qu’il n’y a pas l’Islàm d’une part et l’animisme de l’autre, mais que l’on a l’Islàm qui est intégré à l’animisme ». En effet, au Sénégal, dans presque toutes les pratiques, on mêle l’animisme, l’ostentation, la vanité jusqu’à dépouiller cette action de sa vertu religieuse; « hadiya, sarax, ndawtal, sûkaru koor, xarum tabaski…», la liste est infinie. Si on ne change pas, nombreux sont ces gens qui seront surpris de la nullité de leurs actions ostentatoires qui sont cautionnées par « l’islàm sénégalais », mais pas par l’Islàm authentique. Sëriñ Abdoul AHAD Mbacké (RAA) avait bien mis en garde; « di deff lu naxari YALLAH ba nopi dici seentu jàmmu, bucci njëkeet duci mujju ». 
Enfin, l’Etat, par le biais du CNG, doit réfléchir sur les méthodes à utiliser pour prévenir un éventuel danger provenant de jeunes lutteurs désœuvrés. Mais également il doit travailler sur le changement de cette tenue très indécente des lutteurs pour un intérêt général de la société, encadrer les flux financiers et voter de vraies lois qui encadrent ce sport. 
Vive le Sénégal, vive la Paix ! 

KANDJI Ibrahima 
Expert en Management Interculturel et Médiation en Religions révélées 
Note 1: citation tirée de « l'INTERVIEW SUR L'ISLAM ET LA LUTTE AVEC DJIBRIL DIAKHATÉ » dans « Touba Mag » à l’adresse : http://www.majalis.org/news.phpresol=1366&ref=514&decale=1&th=#514
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Par Momar MBAYE - Publié dans : Arts et Culture
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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 23:22

Prix Nobel de la paix : Zut ! Wade encore zappé par L’académie suédoise. Par Momar Mbaye

Ce doit être la grande déception dans les rangs des libéraux sénégalais qui depuis 2000 rêvent d’une distinction pour leur leader, le président Wade, qui ne cesse de multiplier les actes de diplomatie au niveau international. Une fois de plus, le comité Nobel l’a zappé, sciemment.


Le président Wade lors du séminaire gouvernemental sur le bilan de l'alternance (week-end dernier)
Le président Wade lors du séminaire gouvernemental sur le bilan de l'alternance (week-end dernier)
S’il y a un président qui mérite un Nobel, c’est bien Abdoulaye Wade. Reste à savoir de quel Nobel pourrait être distingué l’homme le plus « diplômé » du Cap au Caire, le meilleur opposant sénégalais devenu l’un des pires présidents qu’ait connu le pays de la Téranga. Dieu sait qu’il a multiplié les initiatives en vue d’une reconnaissance internationale, de ses tentatives avortées de réconcilier Palestiniens et Israéliens, en passant par l’affaire Clothilde Reiss dans laquelle il soutient avoir joué un rôle ayant conduit au fléchissement du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, l’ex ennemi intime du Sénégal dont la proximité avec son président a pris fin le jour où l’homme fort de Téhéran est accusé d’avoir livré des armes aux rebelles casamançais. 
Justement la Casamance, l’opposant Wade, avant 2000, avait promis de mettre fin au conflit armé en l’espace de 100 jours, et de ramener la paix définitivement dans cette contrée du pays en proie à une rébellion depuis trois décennies. Ce fut sans doute une plaisanterie, une farce de mauvais goût car aujourd’hui encore, les populations dans le Sud du Sénégal continuent à payer de leur vie les conséquences d’une situation qui a empiré, et que les pouvoirs politiques ont voulu résoudre rien qu’avec des mallettes bourrés de billets de banque et destinées non à ramener la paix mais à entretenir des rebelles. C’est un ministre de Wade même qui l’indique dans les colonnes d’un quotidien de la place : « C’est moi qui soigne les rebelles quand ils sont malades, qui achète les cercueils quand ils ont des morts, qui leur offre des télévisions, des portables», osait-il marteler lors d’une conférence de presse. Mieux, « les femmes des maquisards me connaissent très bien, elles viennent régulièrement ici chez moi, elles séjournent ici et elles connaissent les membres de ma famille… Le seul interlocuteur qui parle régulièrement avec le maquis c’est moi», daignait-il déclarer à la presse. Mais, ce n’est pas à cause des errements et terribles révélations d’un de ses ministres que le comité Nobel a ignoré les efforts d’Abdoulaye Wade pour ramener la paix dans son propre pays, la Casamance en particulier. 
Si l’académie suédoise a encore une fois zappé le président sénégalais, ce n’est non plus nullement à cause de ses prises de position en faveur des rebelles ivoiriens d’abord, ensuite libyens du CNT en partie responsables de la situation de ni guerre ni paix dans le pays d’un colonel dont l'entêtement équivaut à celui de ses alliés d’hier qui aujourd’hui lui tournent le dos et réclament sa tête à tout prix, avec la complicité de l’Occident bien entendu. 
Enfin, si le comité Nobel a choisi d’honorer en 2011 des femmes pour leur lutte et leur ténacité dans la recherche de la paix dans leur pays respectif, il ne faudrait pas en vouloir aux membres dudit comité, qui en aucun cas, ne sauraient attribuer une distinction aussi prestigieuse à un président dont le pays s’achemine inévitablement vers des lendemains incertains, à quelques mois d’une élection présidentielle qui risque d’être la consultation électorale de tous les dangers. Etant donné que le président sortant, jusqu'ici, compte se maintenir au pouvoir en violation parfaite de la constitution de son pays où bouillonne la cocotte-minute sociale. Une regrettable candidature à la réélection d’une personne prête à sacrifier l’avenir d’un pays qui lui aura tout donné. Une situation de quasi-incertitude, qui fait que le pays de la Téranga, est aujourd’hui surveillé par ses partenaires financiers et bailleurs de fonds comme du lait sur le feu, et les ambassades étrangers, prêtes à évacuer leurs personnels et ressortissants s’il le faut. Car on ne peut décréter soi-disant œuvrer pour la paix dans le monde tout en posant à domicile des actes politiques dont les conséquences ont fini d’embraser des pays amis. Cela, si personne dans l'entourage présidentiel n’a osé s’en ouvrir à Wade, le comité Nobel vient de le faire sans le dire, en toute sagesse. Encore faudrait savoir lire entre les lignes. 
Momar Mbaye 
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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 23:19

Faut-il en pleurer ou en rire ? Organiser des primaires pour des primaires. L’initiative, très valorisée dans l’Hexagone, frise le ridicule de l’autre côté de l’Atlantique, au Sénégal en particulier, où le premier secrétaire du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng s’auto-investit, n’affrontant pas ses adversaires ou concurrents au sein du parti, mais se mesure à sa propre personne.

Sénégal / Primaire socialiste : Tanor dévoile ses talents de « comé-Dieng »
Rien de surprenant, nous sommes bien au Sénégal, un pays où les politiques ne cessent de déployer au grand jour leurs talents de comédiens. Dieng contre Tanor, ou Ousmane contre Tanor, c’est selon, Sud Quotidien le dit si bien. Tantôt c’est le pouvoir qui se prête à ce jeu, tantôt l’opposition prend le relais. Dans un mimétisme irréfléchi, le Parti Socialiste sénégalais a décidé d’organiser de soi-disant primaires pour désigner un candidat à la candidature de Bennoo. Et entre l’original et la copie, quand il s’agit de lire une biographie d’Hemingway, certains préfèrent de loin mettre une croix sur PPDA. Sauf que, Ousmane Tanor Dieng, n’a aucune chance de se voir accusé de plagiat, étant donné le jeu ridicule auquel il s’est livré, s’est avéré un mépris voire une insulte à l’idée de ce que ses camarades socialistes de l’Hexagone entendent par « primaires ». 
Ousmane Tanor Dieng : que cherche-t-il à prouver? S’il y a une chose que monsieur n’a toujours pas compris, c’est que les Sénégalais dans leur écrasante majorité ne sont pas prêts à faire de nouveau confiance au Parti socialiste balayé du pouvoir en 2000 pour insuffisance de résultats. Malgré le désaveu du régime libéral d’Abdoulaye Wade avec ses scandales à répétition, force est de reconnaître que le PS d’aujourd’hui ne constitue aucunement une alternative crédible aux yeux de nos compatriotes. Ousmane Tanor Dieng encore moins. Lui qui symbolise encore le pouvoir d’Abdou Diouf que les Sénégalais ont rejeté massivement en 2000. Au sein de la coalition Bennoo, ils ont fait miroiter aux électeurs l’idée d’une candidature unique, alors qu’ils sont conscients qu’aucun candidat ou leader de parti n’osera surpasser son égo au profit de son prochain. Pis, ils ont perdu du temps et en fait perdre les Sénégalais qu’ils ont tenté de convaincre que la coalition irait aux élections unie, derrière une seule personne. Eux-mêmes n’y ont jamais cru, les Sénégalais encore moins. A ce rythme, Wade – si toutefois sa candidature est validée – est bien parti pour leur rouer un coup de pelle comme ce fut le cas lors de la présidentielle de 2007, où l’opposition a accusé l’une des pires défaites de l’histoire électorale du Sénégal. 
Pour en revenir à Ousmane Tanor Dieng, même s’il a su préserver l’unité du parti depuis la débâcle de 2000 en tant que premier secrétaire du PS, monsieur gagnerait plus à propulser de nouvelles figures émergentes en vue de rajeunir la direction d’une formation politique qui dispose d’un véritable électorat, mais se trouve pris en otage par un sexagénaire qui se croit investi par les dieux. Que cachent les absences à ces primaires, les non-candidatures du maire de Dakar Khalifa Sall, et de l’édile de Podor, l’avocate Aïssata Sall ? Comment peut-on envisager une seule fois des primaires sans ces derniers ? Pis, dans quel pays au monde peut-on organiser des primaires avec un seul prétendant, un seul candidat ? Sommes-nous encore à l’époque du parti unique, de la pensée unique ? Comment peut-on reprocher à Wade, d’une part le présidentialisme à outrance, et s’autoriser au sein de sa propre formation politique un comportement qui n’a rien de démocratique ? A la question de savoir si Khalifa Sall, Aïssata Sall ou quelqu’un d’autre a envie d’y aller, la réponse est oui. Car après avoir verrouillé toutes les voies menant à sa succession à la tête du PS, Ousmane Tanor Dieng fait courir au parti le risque de réaliser moins de 10% des suffrages à la prochaine élection. Par ailleurs, si Tanor le « comé-Dieng » est le candidat désigné de la coalition Bennoo (ce qui est peu probable), cette dernière risque de ne pas peser fort lors du scrutin de février 2012, et dans ce cas, Bennoo peut oublier le deuxième tour. 
Enfin, si cet exercice que certains socialistes osent appeler « primaire » était destiné à mesurer la popularité de monsieur Tanor Dieng, il n’était nullement besoin de passer par une copie loin d’être conforme à des ‘élections’ qui en fin de compte, s’avèrent être une duperie loin de convaincre l’opinion. Le drame du parti socialiste, c’est d’avoir à sa tête un individu convaincu que l'anti-wadisme primaire sert de programme politique, un sexagénaire qui refuse de prendre sa retraite politique en dépit des jeunes talents dont regorge le parti, et enfin un leader à qui ses camarades de parti n’osent pas tenir un langage de vérité. Malgré la pléthore de prétendants dans l’arène politique, serait-il est difficile de dire qui sera le prochain président de la République, il est d’ores et déjà très facile d’identifier qui ne le sera pas. Suivez mon regard ! 
Momar Mbaye 
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Par Momar MBAYE
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Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 15:54

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Chers lectrices, chers lecteurs, j'ai le plaisir de vous annoncer le lancement du portail d'informations Thiès Vision Médias, qui n’est pas un site régional, mais se veut un condensé de l’actualité locale, nationale et mondiale au travers d’analyses pertinentes et objectives, des informations vérifiées et sourcées, un débat constructif à même de rendre l’information accessible à tous. Politique, sports, faits divers, religion, médias, culture, société, autant de riburiques pour vous faire vivre l'actualité au quotidien et les informations à chaud.

Thiès Vision Médias, c’est aussi de la vidéo, du son, du texte et de l’image au service de l’information et de la communication. Des chroniques, éditos et contributions, des reportages sur des thèmes de société, des rendez-vous mensuel ou hebdomadaire comme « Faites-Entrer l’Invité », et « çà Fait Débat » présentés par Momar Mbaye ; « Afro-Insolent », une émission interactive animée par Kémi Séba tous les jeudis ; les chroniques de Nahfitu Touré, une jeune journaliste sénégalaise. Egalement à découvrir sur Thiès Vision Médias de nouvelles plumes comme Samba Diop et ses analyses de l'atualité; des articles scientifiques avec Daouda Diop, rédacteur en chef du magazine "Yamb l'Abeille" à Strasbourg; des entretiens réguliers avec les acteurs de la vie politique, sociale, culturelle et sportive. Chaque jour, Thiès Vision diffusera des archives sonores et visuelles de la vie politique et culturelle publiées ou diffusées dans les grands médias du monde. Thiès Vision Médias, c’est aussi la tribune de jeunes blogueurs de RFI Mondoblog, comme David Kpelly et Harouna Ba, les "spécialistes" de l'humour. Des journalistes comme Babacar Touré ancien correspondant de l’Observateur à Dakar, et Sadikh Diop, administrateur de l'Observatoire de l'Info (Limedia) interviendront régulièrement pour apporter leur analyse de l’actualité sénégalaise et africaine et du monde des médias. Thiès vision Médias, le meilleur de l’info, en toute liberté, c’est sur www.thiesvision.com 

Par Momar MBAYE
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