Publication: Momar Mbaye expose les dérives du Sopi à Mulhouse. Par Babacar Touré

Publié le par Momar MBAYE

BILD2440Après la publication d’une pièce de Théâtre «Audience divine : Trois prophètes à l’assaut du pouvoir d’achat», et d’un premier «La Sénégauloise à Matignon», notre compatriote, l’écrivain et essayiste Momar Mbaye, vient d’enrichir sa bibliographie avec ‘‘Les Dérives du Sopi’’. Ce samedi 20 février, de 14 à 16 heures, a eu lieu, à la Fnac de Mulhouse, en Alsace, la première cérémonie de présentation du dernier livre de l’écrivain-essayiste Momar Mbaye. Dans cet ouvrage Wade et sa suite jouent le rôle des destructeurs des acquis démocratiques prêts à tout pour imposer un Karim Wade impopulaire et maladroit au Sénégalais.


Dans cette ville frontalière de la Suisse et de l’Allemagne et devant un public venu nombreux, le natif de Thiès, entouré de quelques compatriotes a procédé, dans les locaux de la Fnac, à la dédicace de son dernier ouvrage, ‘‘Les Dérives du Sopi, bavures impunies et médias en sursis’’. « Cette cérémonie qui marque le lancement de l’ouvrage sera, à en croire le conférencier, suivie, le 3 mars, d’une autre rencontre à l’université Haute Alsace.» Dans ce livre paru en janvier dernier, à Paris, l’essayiste retrace -avec une chronologie effrayante- les mille et une dérives autoritaires commise par le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, et ses collaborateurs. Compilation des actes faits et gestes des tenants du pouvoir, l’auteur -qui tient le chef de l’Etat sénégalais comme seul responsable de toutes ces dérives- note qu’Abdoulaye Wade est ‘‘entré dans l’histoire par la grande porte’’ mais prédit-il, ‘‘il risque d’en ressortir par la petite, humilié devant le monde entier.’’ Parti du Sénégal, au tout début de l’alternance, pour étudier, l’ancien élève du lycée Malick Sy de Thiès et ex-étudiant à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, pense que ‘‘l’engouement et la ferveur suscités par l’alternance démocratique survenue au soir du 19 mars 2000 s’est transformée en un véritable cauchemar pour les Sénégalais.’’ Correspondant aux Dernières Nouvelles d’Alsace, l’écrivain qui, avec cet ouvrage, signe sa troisième œuvre littéraire, a laissé entendre à un public médusé que le Sénégal est un devenu un pays de non droit où les journalistes sont bastonnés et emprisonnés gratuitement et où les policiers comme les marabouts peuvent se défouler sur des citoyens comme bon leur semble. Et tout cela avec la bénédiction du régime. Ayant comme soubassement de graves violations des droits de l’homme, les agressions répétées dont ont été victimes les rédactions de l’As, de 24 heures chrono, de Walfadjri comme les bastonnades en règle perpétrées sur les journalistes Pape Cheikh Fall, Karamoko Thioune, Boubacar Kambel Dieng et Souleymane jules Diop, à Chicago, n’ont pas manqué de choquer l’auditoire qui n’avait jamais entendu parler de ces bavures d’un autre âge. Egratigné comme son père de président, Karim Wade, suspecté de vouloir coute que coute remplacer son paternel n’a pas le bon rôle dans Les Dérives du Sopi. Présenté comme le bénéficiaire pour le triomphe de qui toutes ces dérives ont été cautionnées, Karim est peint sous les traits d’un médiocre héritier qui veut régner à tout prix. Médusé, ce public -habitué des Sommets de l’Union européenne dont le Parlement est à quelques kilomètres- qui n’en croyait pas oreilles s’est aussitôt lancé sur les rayons pour se munir, du coup, de tous les ouvrages écrits sur ‘‘le règne scandaleux des Wade’’ et, en moins de quelques minutes, tout le stock est parti.

Babacar Touré

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article