Comprendre le professeur Iba Der Thiam
Source: Le Quotidien du 30 juillet 2009.
Le journal «Le Quotidien» du mercredi 29 juillet 2009 a publié un article de Momar Mbaye intitulé : «Halte au griottisme et au lèche-bottisme – Pr Iba Der Thiam, vous permettez ?»
Ce texte, par delà son aspect politicien visant consciemment ou non, intentionnellement ou non à nuire au «bouclier du régime issu de l’Alternance», révèle une ignorance totale du parcours, de la vision et de la démarche politiques du Pr Iba Der Thiam. C’est un Torodo honnête, désintéressé qui a parcouru le Sénégal auprès de Iba Der, entendu des propos venant de toutes les couches de la population sur ses bienfaits, mesuré la pertinence et l’impertinence de ses positions politiques, qui témoigne pour éclairer les Sénégalais afin de les prémunir contre la grande offensive préparée pour déstabiliser celui qui est considéré aujourd’hui comme l’un des soutiens les plus efficaces, les plus solides du Président Wade.
Momar Mbaye, dans son article, rappelle à propos des relations Wade-Iba Der, le proverbe wolof «Kou eumbe sa sankhal, eumbe sa soutoura». Mais pourquoi tant de malveillance et de méchanceté. Iba Der Thiam a débuté sa carrière professionnelle comme instituteur, il l’a terminée en tant que Professeur titulaire des Universités avec à la clé une agrégation et un doctorat d’Etat. Il n’est donc pas dans la catégorie des parvenus pour qui connaît ce que ce parcours a dû exiger d’efforts, d’abnégation, de sacrifices, de détermination et d’intelligence. Il fait partie sans aucun doute de la crème de l’intelligentsia sénégalaise.
Après l’obtention de son agrégation, épreuve ô combien difficile, le Président Senghor le nomme à la tête de deux institutions universitaires de l’Ecole normale supérieure et l’Université des Mutants avec avantages et considération. D’ailleurs, il avait même renoncé à certains avantages comme l’attribution de deux voitures de fonction. Le Président Abdou Diouf avait, par la suite fait de lui son ministre de l’Education nationale en lui confiant tous les ordres d’enseignement et en lui témoignant beaucoup de considération et de soutien, surtout à l’occasion de son bras de fer avec feu Jean Collin, ancien homme fort du régime socialiste. Il fut également sous le régime de Diouf membre du Conseil exécutif de l’Unesco. Ainsi avant l’Alternance, Iba Der Thiam avait occupé de très bonnes fonctions, sur le plan académique, administratif et politique.
Après l’Alternance, Wade ne l’a pas nommé ministre, encore moins président d’une institution comme l’Assemblée nationale, le Sénat ou le Conseil économique et social, et Dieu sait qu’il le mérite amplement au regard de ses compétences et de l’état de ses services en politique et en relation sociale. Combien de Sénégalais, de groupes de Sénégalais et autres ont recours à ses services, son entregent et ses conseils quand il y a des problèmes. Sous le régime de l’Alternance, Iba Der Thiam n’est en réalité qu’un député, ce qu’il était déjà sous l’ancien régime, il est certes membre du bureau de l’Assemblée nationale, ce qu’il aurait pu être s’il avait gardé son parti ou s’il avait intégré un autre groupe parlementaire.
Donc, contrairement à l’affirmation de Momar Mbaye, Wade, à ma connaissance «emboul sankhalam». Il n’a pas, à ce jour fait pour lui, politiquement parlant plus que ses prédécesseurs.
Malgré tout, Iba Der Thiam reste un bouclier sûr pour son régime, recevant les coups les plus durs sans bénéficier pour lui, pour sa famille politique, sa famille biologique de nominations et autres avantages. Il reste à son poste de défenseur parce qu’il a la conviction que Wade est politiquement, techniquement et humainement meilleur que ses adversaires. Donc le défendre, c’est défendre le Sénégal et l’Afrique. Il se veut un soldat au service de la patrie, très loin du carriériste politicien. Pour preuve, lorsque le Parena avait proposé sa candidature à la présidence du Sénat, il n’avait rien fait pour soutenir cette initiative prise indépendamment de lui. Lorsqu’il assurait l’intérim de la présidence de l’Assemblée nationale au moment de la déposition de Macky Sall, il avait demandé à tous ses amis de ne rien entreprendre et de tout laisser entre les mains de Dieu.
Voilà l’homme, un homme de foi et de conviction qui sait discerner ce qui dépend de Dieu (le destin de chacun) de ce qui dépend de l’homme (le travail bien fait, le courage, la lucidité, le refus de perdre).
Il sait se battre et c’est pourquoi chacun voudrait l’avoir dans son camp et, à défaut de l’avoir, on cherche à le déstabiliser psychologiquement et moralement. Mais, c’est peine perdue. Car, c’est un homme carapacé par sa foi en Dieu, ce qui l’empêche de faire mal intentionnellement, carapacé par la longue expérience syndicale, ce qui l’a rendu très sensible aux difficultés des travailleurs et à leurs revendications.
Pour comprendre Iba Der Thiam, il faut voir en lui essentiellement un croyant en Dieu et à ses décrets, un homme fidèle à des convictions et des valeurs et enfin un combattant résolu qui ne veut pas du tout perdre et qui sait se battre. Au pire, il n’a que les défauts de ses qualités, à savoir trop fidèle, trop loyal, trop désintéressé, trop rigoureux, trop partisan. Il est aussi une valeur sûre dont la République, la Démocratie et la Transparence ont bien besoin pour exister et survivre.
Puisse le pouvoir et l’opposition le comprendre ainsi.
Le journal «Le Quotidien» du mercredi 29 juillet 2009 a publié un article de Momar Mbaye intitulé : «Halte au griottisme et au lèche-bottisme – Pr Iba Der Thiam, vous permettez ?»
Ce texte, par delà son aspect politicien visant consciemment ou non, intentionnellement ou non à nuire au «bouclier du régime issu de l’Alternance», révèle une ignorance totale du parcours, de la vision et de la démarche politiques du Pr Iba Der Thiam. C’est un Torodo honnête, désintéressé qui a parcouru le Sénégal auprès de Iba Der, entendu des propos venant de toutes les couches de la population sur ses bienfaits, mesuré la pertinence et l’impertinence de ses positions politiques, qui témoigne pour éclairer les Sénégalais afin de les prémunir contre la grande offensive préparée pour déstabiliser celui qui est considéré aujourd’hui comme l’un des soutiens les plus efficaces, les plus solides du Président Wade.
Momar Mbaye, dans son article, rappelle à propos des relations Wade-Iba Der, le proverbe wolof «Kou eumbe sa sankhal, eumbe sa soutoura». Mais pourquoi tant de malveillance et de méchanceté. Iba Der Thiam a débuté sa carrière professionnelle comme instituteur, il l’a terminée en tant que Professeur titulaire des Universités avec à la clé une agrégation et un doctorat d’Etat. Il n’est donc pas dans la catégorie des parvenus pour qui connaît ce que ce parcours a dû exiger d’efforts, d’abnégation, de sacrifices, de détermination et d’intelligence. Il fait partie sans aucun doute de la crème de l’intelligentsia sénégalaise.
Après l’obtention de son agrégation, épreuve ô combien difficile, le Président Senghor le nomme à la tête de deux institutions universitaires de l’Ecole normale supérieure et l’Université des Mutants avec avantages et considération. D’ailleurs, il avait même renoncé à certains avantages comme l’attribution de deux voitures de fonction. Le Président Abdou Diouf avait, par la suite fait de lui son ministre de l’Education nationale en lui confiant tous les ordres d’enseignement et en lui témoignant beaucoup de considération et de soutien, surtout à l’occasion de son bras de fer avec feu Jean Collin, ancien homme fort du régime socialiste. Il fut également sous le régime de Diouf membre du Conseil exécutif de l’Unesco. Ainsi avant l’Alternance, Iba Der Thiam avait occupé de très bonnes fonctions, sur le plan académique, administratif et politique.
Après l’Alternance, Wade ne l’a pas nommé ministre, encore moins président d’une institution comme l’Assemblée nationale, le Sénat ou le Conseil économique et social, et Dieu sait qu’il le mérite amplement au regard de ses compétences et de l’état de ses services en politique et en relation sociale. Combien de Sénégalais, de groupes de Sénégalais et autres ont recours à ses services, son entregent et ses conseils quand il y a des problèmes. Sous le régime de l’Alternance, Iba Der Thiam n’est en réalité qu’un député, ce qu’il était déjà sous l’ancien régime, il est certes membre du bureau de l’Assemblée nationale, ce qu’il aurait pu être s’il avait gardé son parti ou s’il avait intégré un autre groupe parlementaire.
Donc, contrairement à l’affirmation de Momar Mbaye, Wade, à ma connaissance «emboul sankhalam». Il n’a pas, à ce jour fait pour lui, politiquement parlant plus que ses prédécesseurs.
Malgré tout, Iba Der Thiam reste un bouclier sûr pour son régime, recevant les coups les plus durs sans bénéficier pour lui, pour sa famille politique, sa famille biologique de nominations et autres avantages. Il reste à son poste de défenseur parce qu’il a la conviction que Wade est politiquement, techniquement et humainement meilleur que ses adversaires. Donc le défendre, c’est défendre le Sénégal et l’Afrique. Il se veut un soldat au service de la patrie, très loin du carriériste politicien. Pour preuve, lorsque le Parena avait proposé sa candidature à la présidence du Sénat, il n’avait rien fait pour soutenir cette initiative prise indépendamment de lui. Lorsqu’il assurait l’intérim de la présidence de l’Assemblée nationale au moment de la déposition de Macky Sall, il avait demandé à tous ses amis de ne rien entreprendre et de tout laisser entre les mains de Dieu.
Voilà l’homme, un homme de foi et de conviction qui sait discerner ce qui dépend de Dieu (le destin de chacun) de ce qui dépend de l’homme (le travail bien fait, le courage, la lucidité, le refus de perdre).
Il sait se battre et c’est pourquoi chacun voudrait l’avoir dans son camp et, à défaut de l’avoir, on cherche à le déstabiliser psychologiquement et moralement. Mais, c’est peine perdue. Car, c’est un homme carapacé par sa foi en Dieu, ce qui l’empêche de faire mal intentionnellement, carapacé par la longue expérience syndicale, ce qui l’a rendu très sensible aux difficultés des travailleurs et à leurs revendications.
Pour comprendre Iba Der Thiam, il faut voir en lui essentiellement un croyant en Dieu et à ses décrets, un homme fidèle à des convictions et des valeurs et enfin un combattant résolu qui ne veut pas du tout perdre et qui sait se battre. Au pire, il n’a que les défauts de ses qualités, à savoir trop fidèle, trop loyal, trop désintéressé, trop rigoureux, trop partisan. Il est aussi une valeur sûre dont la République, la Démocratie et la Transparence ont bien besoin pour exister et survivre.
Puisse le pouvoir et l’opposition le comprendre ainsi.
Tidiane LY - Porte-parole du Parena Porte-parole de la Cap 21
Le Quotiden
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