« Demi-nique Stress Kahn »

Publié le par Momar MBAYE

DSK« Demi-nique Stress Kahn » : Envie d’une femme de chambre ? 

« Dans le système judiciaire, les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux. À New York, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes sont membres d'une unité d'élite appelée Unité spéciale pour les victimes. Voici leurs histoires.» 

C’est l’histoire d’un cadre de la haute finance « épris » d’une femme de chambre. Deux personnages issus d’univers différents, comme dans « Coup de foudre à Manhattan ». Avec Nafissatou Diallo dans le rôle de Marisa Ventura, une mère célibataire, et DSK dans le rôle de Christopher Marshall, un riche héritier. Soit-on habitués à de tels scénarios dans les séries télévisées, ici, la réalité surpasse la fiction. De loin. Les personnages, le décor, l’intrigue, tout est réel, à quelques exceptions près. Même si Nafissatou Diallo, comme Marisa Ventura, habitent le Bronx.

L’emballement médiatico-judiciaire actuel rappelle aussi la série New York unité spéciale, laquelle nous apprend que « les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux ». Au point d’aller cueillir à bord d’un avion à destination de l’Europe, le président du FMI, l’un des hommes les plus puissants de la planète. Qui assiste, impuissant, à son destin qui bascule en quelques fractions de secondes. Pressenti pour succéder au « Petit Nicolas » en 2012, le voilà réduit à un simple numéro et traité comme un criminel de droit commun, et dont l’innocence sera difficile à prouver compte tenu de son passif très actif en terme de conquêtes, consenties ou non. Celui qui n’avait pas fini d’écumer les couloirs du FMI, - après l’épisode de la photocopieuse, - refait surface, dans une affaire de mœurs qui l’a parachuté d’un vol d’Air France pour faire de lui un « insulaire », l’heureux gagnant d’un séjour gratuit à Rikers Island, dans les tréfonds d’une « suite » de douze mètres carré. Espérons que Rikers Island, pour prévenir la récidive, n’emploie pas des « femmes de chambre » car cela pourrait donner des idées DSK, et amener Nicolas Sarkozy, qui a fait voter la loi sur la récidive le 25 février 2010, à l’envoyer en « rétention de sûreté » une fois que ce dernier aura purgé sa peine, si toutefois il était condamné aux Etats-Unis. Qui aurait cru, qu’une simple braguette laissée ouverte de l’autre côté de l’Atlantique, transformerait le destin de la France à un an de la présidentielle ? C’est l’humoriste Stéphane Guillon qui doit se délecter de la situation, lui qui, dans sa chronique du 4 février 2009, voulait éviter à Radio France « de se retrouver avec une flopée de congés maternité » suite à la venue de DSK, invité du 7-10 sur France Inter. Dans son délire, l’humoriste disait ne pas vouloir « réveiller la bête » et avait osé imaginer mettre du bromure dans le café de DSK et condamner les placards. A l’époque on l’avait traité de « méchant », voire d’irrespectueux, lui reprochant d’être allé très loin dans le commentaire. En tout état de cause, 2011, restera à jamais gravée dans les mémoires. Une année où il ne fait bon ni d’être être socialiste, ni de se réclamer du FMI. Une année qui aura vu s’effondrer des mythes aussi, avec les chutes des géants Ben Ali, Moubarak, Gbagbo, Ben Laden, PPDA dans une certaine mesure, et aujourd’hui DSK, un économiste à la braguette ouverte comme le clapet d’un distributeur de billets. Le procès, s’il a lieu, s’annonce tel un bras de fer entre le Nord et le Sud, où l’Occident et le tiers-monde s’affrontent sans merci. Et il y aura sans doute, un vainqueur, et un perdant, qui participera volontiers à des « chantiers de rééducation » sur comment garder une braguette bien fermée, surtout devant une femme de ménage... Et comme dans les feuilletons, rendez-vous dans le prochain épisode.

Momar Mbaye

Publié dans Société

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