Abdoulaye Wade : « Je ne serai pas candidat en 2012 »

Publié le par Momar MBAYE

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Abdoulaye Wade : « Je ne serai pas candidat en 2012, la Constitution me l’interdit »

 

C’était officiel depuis 2007. Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, avait anticipé et tranché le débat qui en ce moment secoue la classe politique, sur sa candidature en 2012. Non sans dresser le profil de son successeur, qui, selon les mots du président, ne sera pas l’ancien premier ministre, Idrissa Seck.

 

C’est le site d’archives archipo.com qui a publié ce dimanche l’extrait d’une interview audio du président Wade, au lendemain de sa victoire au premier tour de l’élection présidentielle de février 2007. Le président sénégalais, qui répondait aux questions d’un journaliste, n’y est pas allé par quatre chemins pour botter en touche l’éventualité qu’il puisse se présenter à l’élection présidentielle de 2012, après avoir brigué un second mandat en 2007. « Je ne serai pas candidat, la constitution me l’interdit », avait martelé le président. Que s’est-il passé entre temps, pour que le président soit contraint d’annoncer deux ans plus tard, qu’il sera bien candidat à sa propre succession ? C’est la question qui taraude les Sénégalais. Etait-ce une façon de couper court aux rumeurs selon lesquelles il préparerait son fils Karim à prendre les rênes du pays ? En tout état de cause, si la cuisante défaite d’Abdoulaye et de Karim Wade aux élections locales de mars 2009 a compromis les « chances » du fils biologique et remis en cause la légitimité  de ce dernier aussi bien au sein du PDS qu’au niveau de l’Etat, l’équation sur la succession du président sénégalais semble se résoudre à plusieurs inconnues. « Il faut qu’il soit quelqu’un comme moi, qui travaille beaucoup, et qui soit représentatif… », avait précisé le président Wade, qui dressait le profil de son successeur. Reste à savoir si Idrissa Seck, exclu d’office du scénario par l’actuel locataire du palais, confirmera son retour au sein de la famille libérale, ou fera cavalier seul. Arrivé deuxième à l’élection de 2007, le maire de Thiès et leader du défunt parti « Rewmi » n’est pas certain de peser 16% aux yeux de l’opinion, après ses supposés retrouvailles avec les siens, qui continuent de battre des records d'impopularité.

Momar Mbaye

mbayemomar@yahoo.fr

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